CHAPITRE 2
Contrôle, analyses, régularisations et
reclassement des comptes
La balance avant inventaire établie, le comptable contrôle :
• L'égalité des mouvements et des soldes de la balance.
• Et la stricte concordance entre le total des mouvements de la balance
et le total des mouvements du journal général.
Une fois ces égalités fondamentales vérifiées, la balance est dite
exacte ; il y a alors une forte présomption que le traitement des
enregistrements comptables soit correct sur le plan arithmétique.
Toutefois, la balance ne permet pas de déceler toutes les erreurs ; il
faut alors une vérification et un pointage des comptes dans le grand livre pour
déceler les erreurs qui auraient pu être commises et procéder aux redressements
nécessaires.
Section 1. Les travaux de contrôle, de justification et de
régularisation des comptes
Une balance arithmétiquement exacte ne permet pas de déceler toutes les
erreurs, mais elle est nécessaire pour le commencement des travaux de
vérification et d'analyse des comptes.
Ces travaux sont souvent d'une ampleur considérable. Aussi, pour les
mener à bien, convient-il d'être méthodique et bien organisé.
La qualité de la comptabilité n'étant en dernière analyse
que le reflet du degré d'organisation de l'entreprise, de la culture et de la
compétence de ses dirigeants, une bonne organisation comptable et de bonnes
procédures administratives sont de nature à aider le comptable dans l'exécution
de ses travaux et confèrent à ces derniers le maximum de sécurité et
d'efficacité.
D'une manière générale, la justification des soldes sera relativement
aisée pour les comptes de bilan (de situation) qui offrent un chemin de
révision. En effet, les soldes de ces comptes à la date de l'arrêté
des états doivent correspondre aux sommes portées sur les pièces
justificatives.
Quant aux comptes de gestion (de flux), leur solde n'est pas toujours
comparable à une pièce ; le comptable est alors amené à examiner les
imputations des opérations qui ont été portées dans ces comptes et celles qui
auraient dû s'y trouver.
Ces comptes se vérifient indirectement par la vérification des comptes
de bilan par l'effet de la partie double et directement par la reconstitution
globale des sommes qui doivent s'y trouver (loyers, intérêts des emprunts) et
la comparaison avec les déclarations fiscales et sociales (salaires,
honoraires, chiffre d'affaires).
Les travaux permettant l'élaboration des états financiers vont donc
conduire le comptable à procéder à des investigations dans tous les comptes
pour s'assurer de leur réalité.
Ils aboutissent à l'établissement des états justificatifs qui
fournissent les informations financières détaillées destinées à appuyer et
compléter les informations groupées dans les états financiers de synthèse.
Plusieurs démarches sont possibles pour entreprendre ces travaux ; la
démarche la plus rationnelle semble celle qui consiste à procéder
successivement par les deux étapes suivantes :
• Les opérations de rectification.
• Les opérations de justification et d'analyse
comptables assorties des écritures de redressement des comptes, de
régularisation (rattachement des charges et des produits de l'exercice) et de
reclassement des comptes.
Les travaux de rectification sont normalement effectués préalablement
aux travaux de justification des comptes et de régularisation mais l'ordre des
travaux de justification et de régularisation n'est nullement successif.
Sous-section 1. Les opérations de rectification
Ces opérations permettent de corriger des anomalies matérielles dans la
tenue de comptabilité. Elles sont entreprises avant tout travail de
justification et de régularisation, parce qu'elles permettent de redresser des
erreurs qui peuvent avoir des répercussions sur n'importe quel autre compte de
l'entreprise.
§ 1. Le compte transitoire ou d'attente (compte 46)
Dans la mesure du possible, il faut affecter les sommes qui y figurent
dans les comptes concernés.
Si malgré les recherches, des sommes persistent dans ce compte, il
convient de veiller au respect de la règle de non compensation entre les dettes
et les créances.
S'il y a de fortes présomptions que les sommes de débit soient un actif
fictif, la convention de prudence amène à constituer une provision pour
dépréciation d'égal montant.
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6817 |
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Dotations
aux provisions pour dépréciation des actifs courante |
xxx,xxx |
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4967 |
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Provisions
pour dépréciation des autres comptes débiteurs |
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xxx,xxx |
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§ 2. Les comptes de virements internes (Compte 58)
Ces comptes destinés à permettre la décentralisation des écritures et
leur articulation entre les différents journaux auxiliaires, sans risque de
double emploi, doivent être soldés.
Sous-section 2. Les travaux de vérification et d'analyse
comptables - comptes de bilan
Les travaux de vérification et d'analyse comptables portent sur :
• Les comptes de trésorerie.
• Les comptes de bilan, classe par classe.
• Les comptes de charges et de produits.
§ 1. Les comptes de trésorerie
Il s'agit des comptes chèques à encaisser, banque et caisse.
(1) Banques (Compte 532) et C.C.P.
(Compte 534)
Vérifier les comptes banques consiste à établir et s'assurer de la
régularité de l'état de rapprochement.
Pour bien s'assurer de la régularité de l'état de rapprochement du mois
de décembre, il faut établir l'état de rapprochement du mois de janvier de
l'exercice suivant.
(2) Caisse (compte 54)
Le disponible en caisse se vérifie par un décompte physique de l'argent
en caisse.
Si un arrêté physique n'a pas été effectué, la vérification du compte
caisse ne peut jamais avoir un caractère fiable.
En situation normale, le solde du compte caisse ne doit être :
• ni anormalement débiteur,
• ni créditeur,
La méthode qui consiste à mettre la caisse à zéro par une remise
intégrale des fonds en banque à la clôture de l'exercice reste la meilleure
façon de justifier ce compte.
§ 2. Comptes de capitaux propres (classe I)
(1) Capitaux propres et réserves (comptes 10 et 11)
Hormis le compte de l'exploitant (compte 108) propre aux entreprises
individuelles, ces comptes sont spécifiques aux personnes morales (sociétés).
Sauf exception autorisée par la réglementation, les mouvements de ces
comptes doivent découler des décisions prises par l'assemblée générale des
associés.
Il convient donc pour étudier les variations de ces postes de :
• s'assurer que les décisions des
associés sont bien traduites,
• s'assurer que les variations sont
conformes aux décisions,
• accorder une attention particulière aux réserves
réglementées (Réserve légale, etc...).
(2) Provisions pour risques et charges (compte 15)
Ces provisions doivent être détaillées et leur objet précisé. Les
mouvements de ce compte font partie des travaux d'inventaire.
Le comptable constate au fur et à mesure de l'avancement de ses travaux
les provisions nécessaires, annule ou ajuste les provisions devenues sans objet
ou dont le montant doit être révisé.
Provisions pour risques (compte 151) : Ce compte comptabilise les
provisions pour litiges, les provisions pour garanties données aux clients, les
provisions pour amendes et pénalités et les autres provisions pour risques.
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6815 |
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Dotations
aux provisions pour risques et charges d'exploitation |
xxx,xxx |
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151 |
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Provisions pour risques |
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xxx,xxx |
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(3) Emprunts et dettes assimilées (compte 16)
Le compte 16 enregistre les emprunts non courants dont l'échéance est supérieure
à une année dits à moyen et long termes.
Le fait générateur de l'enregistrement comptable d'un
emprunt est son encaissement effectif.
Le comptable examine les contrats et les tableaux d'amortissement
financier (tableau détaillant les échéances de remboursement et les intérêts à
payer) délivrés par les organismes prêteurs. Il s'assure de leur exactitude et
de leur concordance avec la comptabilité.
L'étude du compte «16 Emprunts et dettes assimilées» doit se faire en
liaison avec le compte «505 Echéances à moins d'un an sur emprunts non
courants».
A la clôture de l'exercice, il convient de dissocier du compte «16
Emprunts et dettes assimilées» la partie de l'emprunt dont l'échéance
interviendra au cours de l'exercice suivant (remboursement à écheoir dans l'année qui suit).
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31/12/N |
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16 |
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Emprunts et dettes assimilées |
xxx xxx xxx |
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505 |
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Echéances
à moins d'un an sur emprunts non courants |
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xxx xxx xxx |
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Echéances
devenues à moins d'un an à la date de clôture |
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Les intérêts doivent aussi être rattachés à l'exercice.
Les écritures de rattachement dépendent des modalités
effectives de paiement des intérêts :
- Lorsque les intérêts sont payés à l'échéance, il convient
de vérifier que tous les intérêts relatifs à l'exercice ont été pris en compte.
Les intérêts courus non comptabilisés à la date de clôture sont comptabilisés
comme suit :
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31/12/N |
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65116 |
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Intérêts des emprunts et dettes assimilées |
xxx xxx |
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5085 |
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Intérêts courus sur emprunts non courants |
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xxx xxx |
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Intérêts à payer relatifs à l'exercice N |
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- En revanche, lorsque les intérêts sont payés d'avance, la
quote-part qui concerne l'exercice suivant est régularisée
selon le schéma suivant :
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31/12/N |
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471 |
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Charges constatées d'avance |
xxx xxx |
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65116 |
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Intérêts des emprunts et dettes assimilées |
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xxx xxx |
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Intérêts comptabilisés d'avance en N se rattachant à N+ |
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Le comptable s'assure en même temps de l'exactitude du montant des
intérêts sur emprunts portés au compte de charges en comparant ou en
recalculant le montant des intérêts annuels dus sur l'emprunt et le montant des
intérêts portés en charges de l'exercice.
Le comptable s'assure en même temps de l'exactitude du montant des
intérêts sur emprunts portés au compte de charges en comparant ou en
recalculant le montant des intérêts annuels dus sur l'emprunt et le montant des
intérêts portés en charges de l'exercice.
§ 3. Comptes d'actifs non courants (classe II)
(1) Les immobilisations incorporelles
a) Logiciels (compte 213)
Le comptable s'assure que les conditions de prise en compte des
logiciels sont réunies.
Les logiciels acquis se vérifient à partir des pièces justificatives.
En revanche, les logiciels développés par l'entreprise sont pris en
compte par le crédit du compte «721 Production immobilisée - Immobilisations
incorporelles».
b) Fonds commercial (compte 214) - Droit au bail (compte
216)
Seul un fonds commercial ou un droit au bail acquis peut être pris en
compte à l'actif. L'entreprise ne peut constater en comptabilité un fonds
commercial ou un droit au bail créé par ses activités.
c) Valeur d'inventaire
Comparaison de la valeur nette comptable de chaque immobilisation
incorporelle avec sa valeur récupérable à la date de l'inventaire : Le
comptable s'assure que la valeur comptable nette de chaque
immobilisation incorporelle n'est pas devenue inférieure à sa valeur recouvrable.
La valeur recouvrable d'une immobilisation incorporelle est le
montant que l'entreprise compte tirer de l'usage futur de cette immobilisation
y compris son prix de cession.
La valeur résiduelle d'une immobilisation incorporelle est supposée
nulle sauf démonstration contraire.
La valeur recouvrable pour une immobilisation incorporelle correspond à
la valeur actualisée des cash-flow (surplus de recettes) attendus.
Exemple 1 : Soit une immobilisation incorporelle acquise le 01/01/N
pour un prix de 270.000 D amortissable sur 6 ans au linéaire.
Au 31/12/N+2, on estime que les flux futurs de trésorerie annuels
s'élèvent à 60.000 D pour le nombre d'années d'utilisation restant. La valeur
de cession résiduelle est nulle. Le taux d'actualisation approprié est de 10%.
Détermination de la valeur nette comptable au 31/12/N+2
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Année |
Dotation aux amortissements |
Amortissement cumulé |
Valeur comptable nette |
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N |
45.000 |
45.000 |
225.000 |
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N+1 |
45.000 |
90.000 |
180.000 |
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N+2 |
45.000 |
135.000 |
135.000 |
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N+3 |
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N+4 |
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N+5 |
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Valeur recouvrable = |
60.000 |
+ |
60.000 |
+ |
60.000 |
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1,1 |
(1,1)2 |
(1,1)3 |
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soit 60.000 x |
1 - (1,1)-3 |
= 60.000 x 2,487 = 149.220 dinars |
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0,1 |
Conclusion : La valeur comptable nette soit 135.000 D étant inférieure à
la valeur recouvrable soit 149.220 D, aucun traitement n'est requis.
Si la valeur recouvrable était inférieure à la valeur comptable nette,
il aurait été nécessaire de procéder à une dépréciation de valeur.
Exemple 2 : Reprenons l'exemple 1 et supposons que les
cash-flow futurs annuels soient de 40.000 D.
La valeur recouvrable s'élève à : 40.000 D x 2,487 = 99.480 D.
Une dépréciation estimée à 35.520 D doit être comptabilisée.
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31/12/N+2 |
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6816 |
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Dotations
aux provisions pour dépréciation des immobilisations incorporelles |
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35 520 000 |
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637 |
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- ou bien : Réduction de valeur |
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291 |
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Provisions
pour dépréciation des immobilisations |
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35 520 000 |
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Réduction de valeur |
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(2) Les immobilisations corporelles
a) Comptes d'immobilisations corporelles
Le contrôle des postes d'immobilisations se fera, essentiellement, par
la vérification des nouvelles acquisitions, des dépenses postérieures
capitalisées et des cessions.
b) Circonstances particulières justifiant la comparaison de
la valeur nette comptable des immobilisations corporelles avec leur valeur
récupérable à la date de l'inventaire
Postérieurement à sa constatation initiale à l'actif, une
immobilisation corporelle doit être comptabilisée à son coût diminué de
l'amortissement, à moins que des circonstances ou événements particuliers
donnent à penser que la valeur comptable nette ne pourra pas être récupérée par
les résultats futurs provenant de son utilisation ou par son prix net de
cession, auquel cas il y a lieu de ramener la valeur de l'actif à sa valeur recouvrable.
Lorsque la réduction de valeur est comptabilisée, la nouvelle valeur
comptable nette du bien révisé à l'actif moins sa valeur résiduelle (s'il y a
lieu), constitue la nouvelle base d'amortissement. L'amortissement se
calcule par conséquent sur la base de cette nouvelle valeur après déduction de
la valeur résiduelle pour la durée restant à courir.
c) Problèmes particuliers aux immobilisations
1. Production immobilisée :
Les immobilisations produites par l'entreprise pour elle même sont
comptabilisées à leur coût de production :
+ Matières premières
+ Coût de main-d'œuvre directe
+ Autres coûts directs
+ Juste part des coûts indirects incorporables.
Contrairement à la production d'immobilisations incorporelles, la
production d'immobilisations corporelles par l'entreprise constitue une
livraison à soi-même soumise à la TVA pour les assujettis. Cette taxe est
exigible et est déductible à la date de première utilisation du bien.
Exemple : Construction d'une machine pour les besoins de l'entreprise
pour un coût de production de 75.000 D utilisée à partir du 01/11/N (TVA 18%).
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01/11/N |
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2234 |
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Matériel industriel |
75 000 000 |
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43662 |
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TVA déductible sur immobilisations |
13 500 000 |
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722 |
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Production
immobilisée - immobilisations corporelles |
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75 000 000 |
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4367 |
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TVA collectée |
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13 500 000 |
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Livraison
à soi-même d'une machine mise en service le 01/11/N |
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2. Terrains et constructions :
Il arrive que l'on constate dans certaines balances l'existence du poste
constructions alors qu'aucun terrain ne figure à l'actif.
Une telle situation conduit à amortir à tort les terrains sauf dans le
cas de constructions sur sol d'autrui, ce qu'il faut toujours vérifier.
Il est donc nécessaire de retirer du compte constructions le prix
d'acquisition des terrains.
3. Distinction entre charges et immobilisations :
La distinction entre les dépenses à constater en charges et celles qui
doivent être immobilisées peut poser en pratique certaines difficultés.
Un élément des immobilisations corporelles doit être inscrit à l'actif
lorsque :
a. il est probable que les avantages futurs associés à cette
immobilisation bénéficieront à l'entreprise ;
b. le coût de cette immobilisation pour l'entreprise peut être mesuré de
façon fiable.
(3) Immobilisations en cours (compte 23)
Le comptable s'assure, notamment, que ce compte a reçu l'inscription des
acomptes sur immobilisations et que ces acomptes n'ont pas été enregistrés en
fournisseurs (débits). Il s'assure en outre que les immobilisations facturées à
la date d'arrêté du bilan n'y figurent pas et sont bien transférées dans leur
compte de destination finale.
Les acomptes sur immobilisations et les travaux immobilisés en cours
doivent être comptabilisés hors TVA récupérable.
(4) Les immobilisations financières
a) Participations et créances liées à des participations
(compte 25) et autres immobilisations financières (compte 26)
Le comptable s'assure de la validité de la qualification des titres. Il
est rappelé que les actions souscrites sont enregistrées pour leur valeur
nominale et non pour la partie libérée uniquement, le montant restant à libérer
étant porté au crédit du compte «259 Versements restant à effectuer sur titres
de participation non libérés».
Le contrôle des titres de participation doit se faire en parallèle avec
les titres de placement immobilisés ainsi que les titres classés en placements
courants (compte 52).
Sont considérés comme titres de participation les titres :
1. dont la possession est durable,
2. permettant d'exercer sur la société émettrice :
- un contrôle exclusif,
ou
- une influence
notable, ou
- un contrôle conjoint,
ou
- pour protéger ou
promouvoir des relations commerciales.
L'influence, pour être significative, doit résulter d'une participation
effective à la gestion et à la fixation de la politique financière de la
société dépendante.
Les titres sont classés en autres immobilisations financières lorsque
l'intention des dirigeants est de les détenir à long terme sans pouvoir
satisfaire à la condition de contrôle et d'influence notable sur la société
émettrice.
L'examen des participations et des placements à long terme doit se faire
en même temps que l'examen des provisions pour dépréciation des titres
(collecte des éléments nécessaires au calcul des provisions éventuelles).
A la date de clôture, il est procédé à l'évaluation des
placements à long terme à leur valeur d'usage. Les moins-values par rapport au
coût historique donnent lieu à une dépréciation. Les plus-values par rapport au
coût historique ne sont pas constatées.
b) La valeur d'usage d'un placement est le prix qu'une personne prudente et
avisée, informée de la situation de l'entreprise, accepterait de payer dans une
transaction équilibrée si elle avait à l'acquérir.
La valeur des placements à long terme est déterminée séparément pour
chaque catégorie de titres de même nature. Une moins-value dégagée sur une
catégorie ne peut pas être compensée par une plus-value dégagée sur une autre
catégorie.
Lorsqu'une provision pour dépréciation d'un placement à long terme
(titres de participation + autres immobilisations financières) est nécessaire,
elle est comptabilisée selon le schéma suivant :
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31/12/N |
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68662 |
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Dotations
aux provisions pour dépréciation - Immobilisations financières |
xxx xxx xxx |
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295 |
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Provisions
pour dépréciation des participations et des créances liées à des
participations |
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xxx xxx xxx |
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297 |
Provisions
pour dépréciation des autres immobilisations financières |
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xxx xxx xxx |
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Intérêts
comptabilisés d'avance en N se rattachant à N+ |
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§ 4. Comptes de tiers (classe IV)
(1) Fournisseurs et comptes rattachés (compte 40) et clients
et comptes rattachés (compte 41)
Un lettrage systématique de tous les comptes individuels permet :
• de préciser la composition du
solde,
• d'éviter les compensations entre
soldes débiteurs et soldes créditeurs. Une fois la composition des soldes
déterminée, le comptable doit les analyser pour s'assurer de leur
vraisemblance.
Il y a lieu de s'assurer de la concordance entre les entrées et sorties
de marchandises et de la comptabilisation des factures en fin d'année.
(2) Régularisation portant sur les opérations avec les
fournisseurs
- Lorsque l'entreprise n'a pas encore reçu de facture au titre du bien
reçu ou de la prestation obtenue, il convient de la constater selon le schéma
suivant (technique de rattachement) :
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60 à 63 |
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Achats et
autres comptes de charges |
xxx xxx xxx |
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43666 |
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TVA déductible sur ABS |
xxx xxx xxx |
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4081 |
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Fournisseurs
d'exploitation, factures non parvenues |
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xxx xxx xxx |
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- Lorsqu'une dette constatée en comptabilité concerne un bien non reçu
ou une prestation non fournie, elle donne lieu à l'écriture de régularisation
suivante (technique de régularisation) :
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471 |
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Charges constatées d'avance |
xxx xxx xxx |
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60 à 63 |
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Achats et
autres comptes de charges |
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xxx xxx xxx |
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- Lorsqu'une ristourne due à l'entreprise n'a pas encore fait l'objet
d'un avoir comptabilisé à la date de clôture, il convient de constater cette
réduction comme suit (technique de rattachement) :
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4098 |
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RRR à obtenir |
xxx xxx xxx |
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609 |
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RRR obtenus sur achats |
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xxx xxx xxx |
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43666 |
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TVA déductible sur ABS |
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xxx xxx xxx |
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(3) Régularisation portant sur les opérations avec les
clients
- Lorsqu'un bien livré ou une prestation effectuée n'a pas encore fait
l'objet d'une facture, elle est prise en compte par le biais du compte de
rattachement «418 Clients - Produits non encore facturés».
Exemple : Une livraison de marchandises effectuée le 31/12/N de
10.000 D H.TVA 18% n'a été facturée que le 5 janvier
N+1.
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31/12/N |
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4181 |
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Clients - Factures à établir |
11 800 000 |
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707 |
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Ventes de marchandises |
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10 000 000 |
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4371 |
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TVA collectée |
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1 800 000 |
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Livraison
du 31/12/N facturée le 5/1/N+1. |
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- Lorsqu'une créance constatée en comptabilité concerne un bien non
encore livré ou une prestation non fournie, le produit comptabilisé d'avance
est éliminé par le biais du compte de régularisation «472 produits constatés
d'avance».
Exemple : Supposons qu'une facture soit établie et comptabilisée pour
un montant hors TVA de 5.000 D le 31/12/N alors que la marchandise n'est pas
encore livrée.
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707 |
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Ventes de marchandises |
5 000 000 |
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472 |
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Produits
constatés d'avance |
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5 000 000 |
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Facture
établie le 31/12/N correspondant à des marchandises livrées en janvier N+1. |
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Le comptable veille, pour ce type de chevauchement
(livraison/facturation), à l'harmonie de la prise en compte en produits des
ventes, avec le traitement de ces opérations au niveau des stocks finals.
Une marchandise livrée et non facturée sera prise en compte en produits
mais ne peut pas être incluse dans les stocks.
Alors qu'une facture sans livraison doit être exclue des ventes alors
que la marchandise non livrée sera prise en compte en stocks. Ce contrôle de
concordance Produits - Stocks s'appelle le cut off.
- Lorsqu'une ristourne, à accorder à un client, n'a pas encore fait
l'objet d'un avoir comptabilisé à la date de clôture, elle est prise en compte
par le biais du compte de rattachement «4198 Clients, RRR à accorder et autres
avoirs à établir».
Exemple : La société ABC a convenu contractuellement avec son client
XYZ d'une ristourne annuelle de 2% sur le volume des ventes qui a atteint en N
un montant H.TVA 18% de 500.000 D.
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709 |
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RRR accordés par l'entreprise |
10 000 000 |
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4371 |
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TVA collectée |
1 800 000 |
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4198 |
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Clients - RRR à accorder |
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11 800 000 |
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Ristourne
due à X au titre de l'exercice |
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500.000 D x 2% = |
10.000 D |
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TVA sur avoir 18% |
1.800 D |
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Avoir TTC |
11.800 D |
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(4) Evaluation des dettes et créances en devises étrangères
Les dettes et créances courantes exprimées en devises étrangères sont
converties à la date de clôture au cours de change en vigueur, toute différence
de change est comptabilisée en gain ou en pertes de change.
Hypothèse : Perte de change sur une dette fournisseur : dette
comptabilisée le 10/10/N : 10.000 dollars US, cours 1,2 D - cours de clôture 1
dollar US = 1,3 DTU.
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31/12/N |
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655 |
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Pertes de change |
1 000 000 |
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401 |
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Fournisseurs d'exploitation |
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1 000 000 |
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(10.000 x
1,3) - (10.000 x 1,2) = 1.000 |
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Hypothèse : Gain de change sur une dette fournisseur : Achat le 15/10/N
: 100.000 Euro - cours : 1,3 DTU - cours de clôture : 1 Euro = 1,290 DTU.
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31/12/N |
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401 |
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Fournisseurs d'exploitation |
1 000 000 |
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756 |
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Gains de change |
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1 000 000 |
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(100.000
x 1,3) - (100.000 x 1,29) = 1.000 |
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La conversion des dettes et créances courantes au cours de change de
clôture n'a aucune incidence sur le coût historique de l'élément acquis ou cédé
en devises étrangères.
(5) Personnel : Personnel et comptes rattachés (compte 42)
Les acomptes au personnel doivent être, en principe, soldés puisqu'ils
sont normalement retenus sur la paie du mois au cours duquel ils sont versés.
Pour le solde des prêts, le comptable s'assure que les bénéficiaires
font toujours partie du personnel de l'entreprise et que les montants ne datent
pas des exercices précédents.
Le solde du compte «425 Personnel - rémunérations dues» ne doit
comprendre, en principe, que les salaires à payer du dernier mois de
l'exercice. Mais, il peut comprendre des salaires non réclamés.
Les frais de personnel non encore enregistrés en charges de l'exercice
qui doivent être rattachés à la période sont constatés dans les dettes au
personnel, compte «425 Personnel - Rémunérations dues» lorsque leur montant est
calculé et liquidé avec exactitude.
Quant aux charges pour congés à payer et les primes dont le montant
n'est pas liquidé avec exactitude, ils sont pris en compte par le biais du
compte de rattachement «428 Personnel - charges à payer et produits à
recevoir».
Exemple : Soit une société industrielle qui clôture au 31/12/N.
Le calcul des congés restant dus au personnel au 31/12/N fait ressortir
un montant brut de 25.200 Dinars pour les salaires et 15.600 D pour les
appointements (taux d'accident de travail : 2%).
Ces congés à payer sont pris en compte par les écritures suivantes :
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31/12/N |
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64600 |
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Congés
payés - salaires |
25 200 000 |
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64620 |
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Congés
payés - appointements |
15 600 000 |
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6470 |
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Cotisations
de sécurité sociale sur salaires |
4 536 000 |
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6472 |
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Cotisations
de sécurité sociale sur appointements
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2 808 000 |
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6611 |
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TFP |
408 000 |
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6612 |
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Foprolos |
408 000 |
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4282 |
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Dettes
provisionnées pour congés à payer |
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40 800 000 |
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4382 |
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Charges
fiscales sur congés à payer |
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816 000 |
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45382 |
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Charges
sociales sur congés à payer |
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7 344 000 |
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Congés
payés dus à la date de clôture : |
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Congés
salaires |
25.200 |
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Congés
appointements |
15.600 |
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Brut
total |
40.800 |
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CNSS,
cotisation patronale 18% |
7.344 |
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TFP |
408 |
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Foprolos |
408 |
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(6) Etat et collectivités publiques (compte 43)
Le solde de chaque compte d'«Etat, impôts et taxes» doit correspondre à
la dernière déclaration fiscale de l'exercice réglée en début d’exercice
suivant.
Si des taxes dues n'ont pas été payées dans les délais impartis, il
convient de rattacher les pénalités encourues à l'exercice.
Exemple : Au 31/12/N la société ABC n'a pas payé les impôts dus au titre
du mois de mai N qui devaient être payés le 28 juin N soit un montant dû en
principal de 20.000 D. Les pénalités de retard s'élèvent à 1.750 D.
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6518 |
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Intérêts
des autres dettes (y compris les pénalités et intérêts de retard sur emprunts
et cotisations sociales et fiscales) |
1 750 000 |
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438 |
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Etat, autres charges à payer |
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1 750 000 |
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Intérêts ou pénalités de retard |
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(7) Débiteurs divers et créditeurs divers (compte 45)
a) Créances sur cessions d'immobilisations (compte 452)
Les créances provenant de la cession d'un élément immobilisé sont
portées dans ce compte et non dans le compte clients et comptes rattachés.
b) Sécurité sociale et autres organismes sociaux (compte 453)
Organismes sociaux (compte 4531) : Le solde doit correspondre aux
dernières déclarations de l'exercice et aux règlements du début de l'exercice
suivant. Le contrôle de ces comptes doit se faire en parallèle avec le compte
frais de personnel (charges sociales).
Organismes sociaux - charges à payer et produits à recevoir
(compte 4538) :
Sont notamment rattachées à ce compte, les charges sociales relatives aux
congés à payer.
§ 5. Comptes financiers (classe V)
(1) Echéances à moins d'un an sur
emprunts non courants (compte 505) et échéances à moins d'un an sur prêts non
courants (compte 516)
La justification des comptes emprunts et prêts à moins d'un an procède
d'une démarche semblable. Elle est effectuée en même temps que le compte
emprunts non courants et prêts non courants.
(2) Régies d'avances et accréditifs (compte 55)
Les régies d'avance doivent faire l'objet d'un inventaire et d'une
reddition de compte à la date de clôture.
La méthode de la mise à Zéro des caisses gérées par les régisseurs
permet d'assurer la meilleure fiabilité pour ces comptes.
Les accréditifs doivent être détaillés et justifiés par des pièces
comptables.
Les accréditifs anciens et non dénoués doivent donner lieu à une
réclamation immédiate. Dans certains cas, une provision pour dépréciation peut
s'avérer justifiée.
Sous-section 3. Les travaux de vérification et d'analyse
comptables - comptes de gestion
Le contrôle et la justification des comptes de bilan laisse présumer que
les comptes de gestion qui en constituent la contrepartie sont
corrects. Toutefois, le contrôle de ces comptes reste nécessaire car :
• Certaines erreurs d'imputation peuvent avoir été
commises sans que les premiers contrôles n'aient pu les déceler.
• Certaines écritures les alimentant peuvent avoir
été passées à tort (exemple : double comptabilisation d'une facture réglée).
• Certains oublis peuvent échapper au comptable lors
du contrôle des comptes de bilan.
Le contrôle des comptes de charges est effectué en même temps que les
travaux dits d'inventaire.
§ 1. Comptes de charges (classe VI)
Le contrôle des comptes de charges s'étend à l'examen des opérations de
l'exercice suivant pour s'assurer de la bonne séparation des exercices.
(1) Achats (compte 60) ou achats consommés (compte 603)
Le contrôle des achats est effectué en parallèle avec le contrôle de la
vraisemblance des stocks et de la marge sur coût matière ou de la marge brute
commerciale.
La comparaison de la marge brute ou de la marge sur coût matière permet
d'apprécier si la consommation de l'exercice est vraisemblable par référence
aux normes de l'entreprise au cours des exercices précédents, aux normes du
secteur et à l'évolution des coûts d'achat et des prix de vente pratiqués.
(2) Prise en compte des stocks finals et annulation des
stocks initiaux dans la méthode de l'inventaire intermittent
A la clôture de l'exercice, le comptable enregistre les stocks finals et
annule les stocks initiaux.
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31/12/N |
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31 |
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Stocks de
matières premières et fournitures liées |
xxx xxx xxx |
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32 |
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Stocks
des autres approvisionnements |
xxx xxx xxx |
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37 |
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Stocks de
marchandises |
xxx xxx xxx |
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||||||
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6031 |
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Variation
des stocks de matières et fournitures liées |
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xxx xxx xxx |
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6032 |
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Variation
des stocks des autres approvisionnements |
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xxx xxx xxx |
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6037 |
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Variation
des stocks de marchandises |
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xxx xxx xxx |
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Constatation
des stocks finals au 31/12/N |
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31/12/N |
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6031 |
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Variation
des stocks de matières et fournitures liées |
xxx xxx xxx |
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||||||
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6032 |
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Variation
des stocks des autres approvisionnements |
xxx xxx xxx |
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||||||
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6037 |
|
Variation
des stocks de marchandises |
xxx xxx xxx |
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||||||
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31 |
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Stocks de
matières premières et fournitures liées |
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xxx xxx xxx |
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32 |
|
Stocks
des autres approvisionnements |
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xxx xxx xxx |
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37 |
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Stocks de
marchandises |
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xxx xxx xxx |
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