Les stocks

 

 

Chapitre 1 - Définitions. 3

§ 1. Les achats. 3

§ 2. Les stocks. 3

§ 3. Les ventes. 4

Chapitre 2 - Les méthodes de comptabilisation des stocks. 5

Section 1. Les concepts de base utilisés pour traiter les stocks en comptabilité. 5

Section 2. Présentation générale des méthodes de comptabilisation des stocks. 6

Section 3. Méthode de l'inventaire permanent 6

§ 1. Règles générales. 6

§ 2. Comptabilisation des stocks d'approvisionnement selon la méthode de l'inventaire permanent 7

§ 3. Comptabilisation des stocks de produits selon la méthode de  l'inventaire permanent 9

§ 4. Exemples d'illustration, activités commerciales. 10

§ 5. Exemples d'illustration, activités industrielles. 12

Section 4. Méthode de l'inventaire intermittent 15

§ 1. Règles de fonctionnement des comptes. 15

§ 2. Comptabilisation des stocks d'approvisionnement selon la méthode de l'inventaire intermittent 16

§ 3. Comptabilisation des stocks de produits selon la méthode de l'inventaire intermittent 16

§ 4. Exemples d'illustration, activités commerciales. 17

§ 5. Exemples d'illustration, activités industrielles. 18

Section 5. Comptabilisation des achats non stockables ou non stockés. 19

Section 6. Schéma récapitulatif des modèles de traitement des achats. 20

Section 7. Comptabilisation des frais accessoires sur achats. 20

Chapitre 3 - Les politiques comptables de l'entreprise en matière de stocks. 24

Section 1. Le choix d'une méthode de comptabilisation et de suivi des stocks. 24

§ 1. Inventaire intermittent 25

§ 2. Inventaire permanent 25

§ 3. Application informatique de gestion des stocks. 25

§ 4. Coût de la méthode de l'inventaire permanent 25

Section 2. Le choix des règles de comptabilisation des frais sur achats et des escomptes obtenus des fournisseurs  25

§ 1. Comptabilisation des frais sur achats. 25

§ 2. Comptabilisation des escomptes obtenus des fournisseurs. 26

Section 3. Le choix d'une formule de valorisation des stocks. 26

§ 1. Critères de choix d'une méthode d'évaluation des stocks. 27

§ 2. Choix d'une formule de valorisation. 31

Chapitre 4. La marge brute. 32

Section 1. Activités commerciales, la marge sur coût des marchandises vendues. 32

§ 1. Définition. 32

§ 2. Composantes. 32

Section 2. Activités industrielles, la marge sur coût matières. 33

§ 1. Définition. 33

§ 2. Composantes. 33

Chapitre 5. L'inventaire et la présentation des stocks dans les états financiers. 34

Section 1. L'inventaire physique annuel (NCT 04.33) 34

§ 1. Domaine de l'inventaire physique. 34

§ 2. Inventaire tournant dans la méthode de l'inventaire permanent 34

§ 3. La date de prise d'inventaire. 34

Section 2. Formules d'évaluation des stocks. 35

Sous-section 1. Evaluation. 35

§ 1. Formule du coût réel ou individuel 35

§ 2. Formule du coût moyen pondéré. 35

§ 3. Formule du PEPS ou FIFO.. 35

§ 4. Décote directe. 35

§ 5. Formules de secours. 35

Sous-section 2. Valeur nette de réalisation. 36

Section 3. Mesure des stocks d'approvisionnement 37

§ 1. Détermination du coût historique recouvrable des stocks d'approvisionnement 37

§ 2. Détermination de la valeur de réalisation nette des stocks d'approvisionnement 38

Section 4. Mesure des stocks de produits. 39

§ 1. Règles retenues par l'IAS 2. 39

§ 2. Le modèle de détermination des charges incorporables. 40

§ 3. Détermination du coût historique des stocks de produits. 40

§ 3. Capitalisation des charges financières dans les stocks. 42

§ 4. Détermination de la valeur de réalisation nette. 43

Section 5. Les stocks de services. 43

Section 6. Traitement des différences de change sur les achats et les stocks. 44

§ 1. Evaluation lors de la prise en compte de l'achat 44

§ 2. Fluctuation intervenant après la prise en compte initiale. 44

§ 3. Cas particuliers. 44

Section 7. La présentation des écarts et gaspillages sur coûts liés aux stocks et à la production ainsi que la dépréciation des stocks dans l'état de résultat 45

§ 1. Présentation des écarts sur inventaire permanent et des charges non incorporables en raison de l'imputation rationnelle dans l'état de résultat 45

§ 2. Présentation de la dépréciation des stocks dans l'état de résultat 45

 

 

Les stocks se trouvent au centre du processus de création de richesse par l'entreprise. Ils assurent le lien des achats et des approvisionnements avec la production et le passage de la production vers la vente. L'étude des stocks interfère donc nécessairement avec celle des achats et celle des ventes et par conséquent de la marge sur coût matière pour l'industrie et de la marge sur coût des marchandises vendues pour le commerce.

La réalisation de l'objet de toute entreprise passe par les opérations d'achats, de stockage et de ventes.

Les approvisionnements représentent une activité déterminante dans la formation de la position concurrentielle de l'entreprise.

Un vieil adage de commerçants tunisiens dit «le bénéfice naît à l'achat, il prend forme à la vente».

L'aptitude à gérer les stocks et à les maîtriser est aussi une compétence critique pour la performance globale de l'entreprise.

La maîtrise de gestion et l'efficacité du contrôle interne passent par la maîtrise des stocks et des consommations.

Quant à la vente, elle est généralement l'opération qui achève le processus de génération du profit et constitue, par conséquent, le critère dominant de la prise en compte des revenus de produits et marchandises.

 

Chapitre 1 - Définitions

 

§ 1. Les achats

Au sens comptable, les achats représentent l'ensemble des biens (marchandises, matières et fournitures) et services de production acquis par l'entreprise en vue de la vente, après transformation ou non, ou l'emploi comme matières consommables ou fournitures utilisées dans le cours des activités normales de l'entreprise.

§ 2. Les stocks

La NC 04 fournit certaines définitions liées aux stocks, précise les éléments à prendre en compte en stocks et détermine le critère de la destination permettant la distinction entre stocks et immobilisations.

A) Définition

Les stocks sont des actifs qui sont :

     (a) soit détenus pour être vendus dans le cours normal d'activité (marchandises ou produits finis) ;

     (b) soit en cours de production pour une telle vente (en-cours) ;

     (c) soit détenus sous forme de matières premières ou de fournitures devant être consommées dans le processus de production ou de prestation de services (matières premières et consommables).

B) Eléments pris en compte en stocks

La composition des stocks varie en fonction de la nature des activités de l'entreprise.

Sept éléments sont habituellement pris en compte dans les stocks :

     - Les stocks de matières premières.

     - Les stocks de matières consommables.

     - Les stocks de produits en cours de production.

     - Les stocks de produits semi-finis.

     - Les stocks de produits finis et de marchandises.

     - Les stocks de prestations de services.

     - Les produits résiduels (déchets et rebuts).

C'est ainsi que l'IAS 2 traitant des stocks énonce que : les stocks englobent les biens achetés et détenus pour la revente y compris, par exemple, les marchandises achetées par un détaillant et détenues pour la revente, ou des terrains ou d’autre biens immobiliers détenus pour la revente. Les stocks englobent également les biens finis produits, ou en cours de production, par l’entité et comprennent les matières premières et fournitures en attente d’utilisation dans le processus de production. Dans le cas d’un prestataire de services, les stocks incluent les coûts du service pour lesquels l’entité n’a pas encore comptabilisé les produits correspondants (IAS2.08).

Certains pensent que le fait de retenir la méthode de l'avancement pour les services exclut cet élément des stocks puisque les services en cours de réalisation doivent figurer en revenus en fonction du stade de l'avancement des travaux ou du contrat à la date de clôture et, au besoin, limiter le revenu à constater aux coûts engagés.

Il n'en est rien à notre avis, et c'est à juste titre que la NC 04 comme l'IAS 2 confirment la possibilité de prendre en compte certaines prestations en cours en stocks. Ce serait notamment le cas des entreprises qui réalisent des services à cycle court tels que les transitaires. Ce serait aussi le traitement approprié, dans certaines situations particulières de cas de contrats de longue durée, pour les coûts engagés récupérables mais n'ayant pas donné lieu, conformément aux principes comptables, à constatation en revenus.

C) Distinction entre stocks et immobilisations

Deux critères permettent de distinguer entre les éléments classés en stocks et ceux  qui doivent être immobilisés.

Le premier critère est celui de la destination que développent à la fois la NC 04 traitant des stocks et la NC 05 consacrée aux immobilisations corporelles.

Le deuxième critère a trait à la durée d'utilisation sensée être supérieure à l'exercice pour les immobilisations.

Le critère de la destination : Aux termes de la NC § 04.06, Le critère distinctif fondamental pour reconnaître un élément de stock est sa destination et son utilisation par rapport à l'activité courante de l'entreprise plutôt que sa nature. Ainsi, un même élément de stock reconnu comme tel dans une entreprise peut être traité différemment dans une autre entreprise. Par exemple, un immeuble construit par une entreprise de promotion immobilière et destiné à la vente est traité comme élément de stocks alors qu'il est traité en tant qu'immobilisation par l'entreprise qui l'a acheté pour y abriter ses services.

Le critère de la durée : Le § 06 de la NC 05 traitant des immobilisations corporelles définit une immobilisation corporelle comme étant un élément d'actif physique et tangible qui, ayant un potentiel de générer des avantages futurs, est détenu par une entreprise soit pour être utilisé dans la production ou la fourniture de biens et de services, soit pour être loué à des tiers, soit à des fins administratives ou de soutien aux activités, est sensé être utilisé sur plus d'un exercice.

Ainsi, lorsqu'en application des deux critères cumulatifs de distinction (destination et durée d'utilisation) un élément ne peut être considéré en immobilisations (même si par ailleurs il vérifie l'ensemble des critères de prise en compte des immobilisations), il est alors classé parmi les stocks.

D) Applications pratiques de la distinction entre stocks et immobilisations

La NC 04 apporte les précisions suivantes :

     1- La valeur de réalisation nette d'une immobilisation retirée ou démantelée est classée en immobilisation et non en stock.

     2- Les matières premières et consommables utilisables à la fois dans le processus de production et pour produire une immobilisation à soi-même sont classées en stocks. La réalisation de l'immobilisation est constatée par le biais du compte «72 Production immobilisée».

     3- Les pièces de rechange spécifiques utilisées exclusivement pour des immobilisations non interchangeables font partie du coût de l'immobilisation, alors que les pièces de rechange qui peuvent être utilisées de manière diversifiée constituent des stocks (NC § 04.09).

La NC 05 apporte d'autres précisions sur la prise en compte des pièces de rechange en immobilisations et par voie de conséquence leur exclusion des stocks. Ainsi, aux termes du § 10 de ladite norme, sont comptabilisées en immobilisations corporelles :

     - Les pièces de rechange principales et les équipements en instance dont l'utilisation est supérieure à une année.

     - Les pièces de rechange et le matériel d'entretien dont l'utilisation est irrégulière et ne pouvant être utilisés qu'en association avec un élément des immobilisations corporelles.

Doivent être compris dans les stocks :

     - Les immeubles, terrains, fonds commercial et parts dans les sociétés immobilières chez les marchands de biens (personnes dont la profession consiste à acheter en vue de revendre des immeubles et des fonds de commerce).

     - Les immeubles et les terrains pour les promoteurs immobiliers et les lotisseurs.

     - Le matériel de démonstration dont la durée d'exploitation ne dépasse pas un exercice, telle que les voitures destinées à la vente.

§ 3. Les ventes

Au sens comptable, les ventes représentent l'ensemble des affaires réalisées par une entreprise avec ses clients dans l'exercice de ses activités professionnelles.

Les ventes comprennent les produits fabriqués par l'entreprise (activités industrielles) ainsi que les produits achetés auprès des tiers et revendus en l'état, on parlera dans ce cas de revente (activités commerciales).

Les prestations de services réalisées à titre onéreux dans le cadre des activités principales ou centrales de l'entreprise sont aussi assimilées aux ventes, du point de vue comptable.

Les achats et les ventes sont matérialisés par des factures. La facture de vente établie par le vendeur constitue pour l'acheteur une facture d'achat. Elle constitue de ce fait une pièce justificative à la fois pour le vendeur (revenu) et pour l'acheteur (charge).

 

Chapitre 2 - Les méthodes de comptabilisation des stocks

 

Il existe deux méthodes pour comptabiliser les flux d'entrées et de sorties des stocks : La méthode de l'inventaire permanent et la méthode de l'inventaire intermittent.

La connaissance des concepts de base utilisés pour traiter les stocks en comptabilité est importante pour les méthodes de comptabilisation des stocks.

Section 1. Les concepts de base utilisés pour traiter les stocks en comptabilité

La norme comptable tunisienne traite les stocks à partir de deux concepts de base : un concept implicite, celui des coûts historiques récupérables ; et un concept déclaré explicitement, à savoir la convention de rattachement des charges aux produits.

Les coûts historiques récupérables : Le coût historique est défini par la NC 04 comme étant "le montant de liquidités versé ou d'équivalent de liquidités ou la juste valeur de toute autre contrepartie donnée ou qu'il aurait fallu donner pour s'approprier un bien au moment de son acquisition ou de sa production. Lorsque la valeur de réalisation nette est supérieure au coût historique, cela indique que le coût historique dudit bien est récupérable. En revanche, lorsque la valeur de réalisation nette est inférieure au coût historique, le coût historique récupérable correspond à la valeur de réalisation nette.

La valeur de réalisation nette est constituée selon la NC 04 par la valeur probable de réalisation des stocks dans des conditions normales de vente, diminuée des coûts estimés nécessaires pour achever le bien et réaliser la vente. La valeur du marché, connue à la clôture de l'exercice, constitue généralement une mesure appropriée de la valeur probable de réalisation des éléments des stocks destinés à être vendus. Il est également tenu compte des données connues après la clôture de l'exercice dans la mesure où ces données confirment les conditions existantes à la clôture de l'exercice.

Exemple :

Produits

Coût historique

Valeur nette de réalisation

A

100

110

B

90

80

C

270

270

La valeur à retenir pour les stocks est :

Produit A = 100

Produit B (90-10) = 80

Produit C = 270

Certaines pratiques retiennent pour récupérable le coût historique ou la valeur de réalisation nette après déduction de la marge normale lorsque cette dernière valeur nette est inférieure au coût historique. Ces pratiques partent de l'idée que l'entreprise a pour vocation de réaliser des bénéfices et qu'on ne peut, par conséquent, considérer comme récupérable un coût dont la réalisation future ne permet d'enregistrer aucun bénéfice et que l'entreprise n'aurait accepté de décaisser pour acquérir le bien si le choix lui était offert à la date d'établissement des états financiers. C'est ainsi que la norme comptable canadienne (Chap 3030-11 du manuel de l'ICCA) donne en exemple de l'information à fournir sur la méthode d'évaluation retenue pour les stocks : "valeur de réalisation nette, valeur de réalisation nette réduite de la marge de profit normale".

La convention de rattachement des charges aux produits : La NC 04 se donne pour objectif la recherche d'une mesure des stocks qui permet de rapprocher de façon satisfaisante les charges aux produits dans le but d'aboutir à une mesure appropriée du résultat de l'exercice. En effet, en vertu de la convention de rattachement des charges aux produits, lorsque des produits sont comptabilisés au cours d'un exercice, toutes les charges correspondantes ayant concouru à la réalisation de ces produits doivent être déterminées et rattachées à ce même exercice.

L'inscription de la convention de rattachement des charges aux produits en concept de base de la NC 04 établit l'importance de l'impact de la mesure des stocks sur la mesure des performances d'une entreprise d'une part et l'appréciation de sa situation financière (fonds de roulement) d'autre part.

Section 2. Présentation générale des méthodes de comptabilisation des stocks

Les stocks comprennent :

    en amont du processus d'exploitation :

         - les marchandises à revendre en l'état,

         - les approvisionnements à transformer (matières premières) et à utiliser au cours du processus d'exploitation (matières consommables, emballages commerciaux),

    en aval du processus de production :

         - les productions en cours,

         - les produits intermédiaires (semi-ouvrés),

         - les produits finis,

         - les produits résiduels (déchets et rebuts).

Ces éléments peuvent être comptabilisés selon la méthode de l'inventaire permanent ou selon la méthode de l'inventaire intermittent.

Dans la méthode d'inventaire permanent, les produits achetés ou fabriqués sont portés dans les comptes de stocks au moment de leur acquisition ou de leur production. Leurs sorties pour être utilisés dans la production ou pour être vendus constituent des charges de l'exercice et sont portées, de ce fait, dans l'état de résultat.

A l'exception des productions en cours dont le montant résulte directement des comptes de coûts, tous les autres éléments de stocks peuvent aisément faire l'objet de comptes d'inventaire permanent.

Dans la méthode d'inventaire intermittent, tous les achats sont considérés provisoirement comme des charges de l'exercice et les stocks sont déterminés de manière extra-comptable à la date de l'arrêté de la situation comptable et portés, après valorisation, dans les comptes de situation et de résultat. Les stocks correspondent ainsi aux charges préalablement comptabilisées et non consommées à la date d'arrêté de la situation comptable.

Inventaire permanent, inventaire intermittent :

L'inventaire des stocks, destiné, du seul point de vue comptable, à déterminer les valeurs figurant au bilan de l'entreprise, peut être effectué selon l'une des deux méthodes suivantes :

    - un enregistrement comptable des mouvements d'entrées et de sorties permettant de connaître, en cours d'exercice, les existants ainsi que les consommations chiffrés en quantité et en valeur : c'est la méthode dite de l'inventaire comptable permanent ;

    - un comptage périodique des stocks permettant de connaître les existants, et, compte tenu des entrées, de déterminer les sorties de la période : c'est la méthode de l'inventaire intermittent.

La méthode de l'inventaire permanent, méthode de référence de la NC 04 :

La comptabilisation des flux d'entrée et de sortie des stocks par la méthode d'inventaire permanent est plus appropriée dans la mesure où elle permet d'établir une correspondance directe entre les coûts des stocks vendus et les revenus y afférents. Elle permet également un suivi comptable des stocks et favorise l'arrêté rapide des situations comptables périodiques.

La méthode de l'inventaire permanent constitue la méthode de référence. La méthode de l'inventaire intermittent est une méthode autorisée.

Section 3. Méthode de l'inventaire permanent

§ 1. Règles générales

a) Eléments de stocks

On appelle éléments de stocks des produits ou articles qui, pris individuellement ou en groupes, peuvent faire l'objet de traitements comptables non différenciés en raison de leurs caractères (exemple : dans un magasin de matières consommables, on pourra grouper dans un seul élément de stocks des pointes de dimensions voisines).

b) Mouvements de stocks

Les comptes d'inventaire sont disposés de manière à permettre l'enregistrement, pour chaque mouvement d'un élément de stocks, de la quantité et de la valeur des marchandises, matières et produits affectés par ce mouvement.

Les mouvements de stocks sont constitués par les entrées en stocks et les sorties de stocks. L'enregistrement des quantités entrées et des quantités sorties ne présente généralement pas de difficultés. La constatation des valeurs d'entrée et des valeurs de sortie est effectuée suivant les modalités suivantes :

Valeur des entrées en stocks : Au regard de l'inventaire permanent tenu pour une période de calcul déterminée, les entrées sont représentées par les reports de stocks provenant de la période antérieure et par les entrées en stock réalisées au cours de la période.

La valeur des stocks reportés est celle qui figurait aux comptes d'inventaire permanent à la clôture de la période antérieure.

En ce qui concerne les entrées réalisées au cours de la période, les valeurs à retenir sont :

     - pour les marchandises, matières et emballages commerciaux achetés : le "coût d'achat" représentant tout ce qu'ont coûté les marchandises et les matières mises en stocks jusqu'au moment où la mise en stocks est réalisée, c'est-à-dire le montant figurant sur les factures d'achat majoré de tous les frais d'achat et éventuellement des frais d'approvisionnement incorporables ;

     - pour les produits intermédiaires, les produits finis et les emballages commerciaux créés ou transformés par l'entreprise : le "coût de production", c'est-à-dire la somme du coût d'achat des matières, fournitures et services consommés et des autres coûts engagés par l'entreprise au cours des opérations de production ;

     - pour les produits résiduels : le cours du marché (pour les produits résiduels qui ont un marché) ou la valeur probable de réalisation (pour les produits résiduels qui n'ont pas de marché), nets des frais restant à supporter pour parvenir à réalisation.

Valeur des sorties de stocks : La valeur des sorties de stocks constatées au cours d'une période déterminée est, généralement, obtenue en appliquant la méthode "première entrée - première sortie" ou la méthode du coût moyen pondéré.

§ 2. Comptabilisation des stocks d'approvisionnement selon la méthode de l'inventaire permanent

Le plan des comptes doit distinguer entre les achats stockables et les achats non stockables qui sont directement portés en achats consommés.

La méthode de l'inventaire permanent ne peut concerner que les achats stockés.

La norme comptable générale a conçu une technique originale de comptabilisation des achats en inventaire permanent :

    - Dans un premier temps, l'achat est porté au débit du compte «601 Achats stockés» ;

    - Cette écriture est suivie par une écriture qui solde le compte 601 débité initialement par le débit du compte de stocks concerné.

La recherche de la présentation d'une information sur les achats, information généralement utile, n'est pas satisfaite par la technique proposée par la N.C.G qui aboutit à solder le compte «achats».

Ainsi, deux solutions de remplacement peuvent être préconisées :

Première solution : Cette solution, conforme à la pratique comptable internationale, consiste à porter directement l'achat au débit du compte de stocks (comptes 31 à 37).

Deuxième solution : Cette solution consiste à comptabiliser l'achat par nature dans un compte de charges «601 Achats stockés» dans un premier temps, puis le transférer en stocks par le crédit d'un compte réfléchi «6011 Achats transférés en stocks».

Pourquoi le compte achats stockés est suivi de son image de transfert ?

Pour permettre de vérifier que tous les achats stockés ont été effectivement transférés en stocks sans pour autant solder le compte «Achats stockés».

A) Valorisation des achats consommés

Le coût des achats consommés englobe tous les coûts (externes) d'acquisition des stocks. Ces coûts comprennent :

    - Le prix d'achat, les droits de douane à l'importation et taxes non récupérables par l'entreprise, ainsi que les frais de transport, de transit, d'assurances liées au transport de réception, les commissions versées sur les achats et autres coûts directement liés à l'acquisition des éléments achetés.

Les entreprises peuvent, néanmoins, retenir la comptabilisation dans les comptes par nature de certains frais sur achats tels que le transport, l'assurance du transport et les commissions sur achats pour lesquels des comptes par nature sont prévus dans le plan des comptes de référence. Dans ce cas, les comptes par nature de frais sur achats sont transférés en stocks par le biais du compte «79 Transferts de charges».

C'est ainsi, par exemple, que les commissions sur achats versées au personnel de l'entreprise sont initialement comptabilisées au compte «64 Frais de personnel» : salaires + charges sociales + charges connexes, avant leur transfert en stocks par le biais du compte «79 Transferts de charges».

    - Toutes les réductions commerciales et autres éléments analogues sont déduits du coût d'acquisition.

Le traitement comptable des rabais, remises et ristournes sur achats portés sur la facture consiste à déduire directement le montant de la réduction du montant comptabilisé.

En revanche, le traitement comptable des rabais, remises et ristournes obtenus hors facture d'achat dans la méthode de l'inventaire permanent consiste à déduire le montant de la réduction du compte d'achats concerné et corrélativement du compte de stocks.

En revanche, les escomptes de règlement sont toujours portés au crédit du compte «755 Escomptes obtenus».

    - Les coûts d'acquisition peuvent inclure les différences de change provenant directement de l'acquisition récente des stocks facturés dans une monnaie étrangère en cas de dépréciation grave de la monnaie, contre laquelle il est pratiquement impossible de se couvrir pourvu que la valeur comptable ainsi redressée ne soit pas supérieure au moins élevé des deux montants suivants : le coût de remplacement de l'article en stock et le montant récupérable par le biais de son utilisation ou de sa vente.

Lorsque l'entreprise a reçu les marchandises ou les approvisionnements et non la facture correspondante, il convient, pour ne pas fausser l'inventaire permanent, de débiter les comptes de stocks susvisés par le crédit du compte «408 Fournisseurs - factures non parvenues».

a) Prise en compte d'une estimation provisoire des frais sur achats

Une partie des frais sur achats est généralement connue après l'entrée des approvisionnements en stocks. La nécessité d'évaluer les approvisionnements lors de leur entrée en stocks dans la méthode de l'inventaire permanent amène à les prendre en compte selon une estimation.

Cette estimation peut être traitée comme étant provisoire. Elle est alors annulée et remplacée par les charges définitives entraînant une reprise rectificative des opérations réalisées entre le temps d'entrée en stocks et celui de la prise en compte de la charge définitive. Cette procédure est envisageable si l'entreprise dispose d'une bonne maîtrise informatique.

L'estimation peut être considérée comme étant définitive si les écarts avec les dépenses réelles restent non significatifs. Dans ce cas, les écarts sur estimation des frais sur achats sont imputés en ajustement des achats consommés, compte 603, en utilisant de préférence un sous-compte approprié créé à cet effet.

b) Prise en compte des écarts sur stocks

Les écarts ordinaires relevés lors des inventaires physiques sont, en principe, portés en achats consommés. Les écarts d'un montant anormalement élevé peuvent être portés en autres charges ou autres produits. Lorsque leur montant s'avère significatif, les écarts sur stocks doivent faire l'objet d'une information dans une note aux états financiers.

B) Date d'enregistrement des achats

En théorie, les achats doivent être comptabilisés lorsque les principaux risques et avantages inhérents à la propriété ont été transférés à l'entreprise.

C'est ainsi que pour les marchandises achetées départ usine ou FOB (Free On Bord), la propriété est transférée dès que la marchandise est remise au transporteur. Dans ce cas, elle devrait être enregistrée alors même qu'elle n'est pas encore réceptionnée.

En revanche, les marchandises reçues en consignation demeurent la propriété du fournisseur et ne sont de ce fait comptabilisées en achats que lors de leur vente au client du dépositaire.

En pratique : L'achat est généralement enregistré non pas à l'instant du transfert de propriété mais au moment de la réception des marchandises (méthode de l'inventaire permanent) ou même de la réception des factures (méthode de l'inventaire intermittent).

Cette simplification pratique s'est imposée en raison de sa commodité sans qu'elle ne soit, généralement, source d'erreurs dans la mesure où elle s'applique de façon permanente d'une année à une autre d'une part et où le principe de rattachement des charges aux produits est bien respecté d'autre part.

C) Distinction entre méthode de l'inventaire permanent et comptabilité matières

Certaines entreprises assurent le suivi de leurs stocks en tenant une comptabilité matières dissociée de la comptabilité financière. La comptabilité matières est souvent tenue en quantités et en valeurs et constitue une référence pour la prise en compte des stocks finals. Elle se distingue, néanmoins, de la méthode de l'inventaire permanent en raison de l'absence de synchronisation permanente avec la comptabilité financière du fait de la non interdépendance des deux comptabilités.

§ 3. Comptabilisation des stocks de produits selon la méthode de  l'inventaire permanent

L’inventaire permanent nécessite une adaptation à l’organisation et au circuit industriel de l’entreprise. Selon le cas, il peut couvrir les produits en cours et les produits finis ou se limiter uniquement aux produits finis.

En cours d’année, l’évaluation de la production et des consommations peut se faire selon des coûts standards ou approchés à charge de corriger l’évaluation des stocks à la date de clôture selon la méthode de coût la plus appropriée dans le contexte de l'entreprise.

Lors de l'entrée en stock :

 

1er temps

 

 

 

 

 

 

 

33 à 35 Stocks de produits

 

 

xxx,xxx

 

 

713 Variation des stocks

 

xxx,xxx

Bulletin d’entrée en stocks des produits

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors de la sortie du stock (pour la vente par exemple) :

 

2ème temps

 

 

 

 

 

 

 

713 Variation des stocks

 

 

xxx,xxx

 

 

35 Stocks de produits 

 

xxx,xxx

Bulletin de sortie des stocks de produits finis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

41 Clients

 

 

xxx,xxx

 

 

70 Ventes de produits

 

xx,xxx

 

4367 Taxes collectées

 

x,xxx

Facture de vente n° ... / Bulletin de sortie

 

 

 

 

 

 

 

A la date de clôture :

Un ajustement de la valeur des stocks doit se faire pour intégrer la valeur retenue pour l’évaluation des produits en stocks de clôture et les différences sur stocks.

    • Cas d’ajustement en diminution de valeur :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

713 Variation des stocks

 

 

xxx,xxx

 

 

35 Stocks de produits

 

xxx,xxx

 

 

 

 

 

    • Cas d’ajustement en augmentation de valeur :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

35 Stocks de produits

 

 

xxx,xxx

 

 

713 Variation des stocks

 

xxx,xxx

 

 

 

 

 

 

§ 4. Exemples d'illustration, activités commerciales

(1) Soit un commerçant A, assujetti, qui achète une marchandise M aux conditions suivantes :

    Q = 1000

    PU hors TVA = 6

    TVA = 18%

    Remise sur facture = 5%

L'entreprise reçoit du fournisseur Z une facture n° 15 du 15 janvier N.

Facture n° 15

Montant brut

6.000 D

Remise 5%

300 D

Net commercial hors taxe

5.700 D

TVA 18%

1.026 D

Droit de timbre

0,200 D

Montant TTC

6.726,200 D

                                                                     

                                                                     

 

15/01/N

 

 

 

 

 

 

 

37 Stocks de marchandises ([1])

5.700,000

 

43666 TVA déductible sur autres biens et services

1.026,000

 

6654 Droit de timbre

 

 

0,200

 

 

401 Fournisseur d'exploitation Z

 

6.726,200

Fournisseur Z, sa facture n° 15.

 

 

 

 

 

 

 

 (2) Le 16 janvier N, le commerçant A décide de payer au comptant moyennant l'obtention d'un escompte de règlement de 2%. Il reçoit un avoir financier n° 2 et paie le montant net par chèque tiré sur la BIAT.

Avoir financier n° 2

Escompte 2%

114 (soit 5.700 x 2%)

Montant de l'avoir hors TVA

 

114,000 D

TVA 18%

 

20,520 D

Montant de l'avoir TTC

 

134,520 D

A déduire : droit de timbre

 

- 0,200 D

Montant net

 

134,320 D

Vérification : 6.726 D x 2% = 134,520 D soit le montant TTC de l'avoir qui est égal au montant TTC de la facture d'achat x 2%.

 

16/01/N

 

 

 

 

 

 

 

401 Fournisseur d'exploitation Z

134,320

 

6654 Droit de timbre

 

 

0,200

 

 

755 Escomptes obtenus

 

114,000

 

43666 TVA déductible sur autres biens et services

 

20,520

Fournisseur Z, sa note d'avoir financier n° 2.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

401 Fournisseur d'exploitation Z

6.591,880

 

 

532 Banque (BIAT)

 

6.591,880

Chèque BIAT à l'ordre de Z en paiement de :

 

 

Fact n° 15

6.726,200 D

 

 

 

Note avoir financier n° 2

134,320 D

 

 

 

Montant net dû

6.591,880 D

 

 

 

 

 

 

 

 

 (3) Le 17/01/N, A vend à son client B une quantité de la marchandise M (Facture n° 20) :

Q : 200

Prix unitaire de vente  H TVA : 8 D

Facture n° 20

Prix hors TVA

1.600 D

TVA 18%

288 D

Droit de timbre

0,200 D

Prix TTC

1.888,200 D

 

 

17/01/N

 

 

 

 

 

 

 

411 Client B

 

 

1.888,200

 

 

707 Ventes de marchandises

 

1.600,000

 

43671 TVA collectée

 

288,000

 

4365 Droit de timbre à payer

 

0,200

Notre facture de vente n° 20 à B

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

603 Achats consommés Marchandises

1.140,000

 

 

37 Stocks de marchandises

 

1.140,000

Sortie marchandises 200 M, facture de vente n° 20, soit 200 x 5,700 D = 1.140 D

 

 

 

 

 

 

 

La sortie des stocks s'effectue au coût de revient effectif des marchandises vendues.

Le coût de revient ne tient pas compte des escomptes obtenus qui sont comptabilisés en tant que produit financier.

(4) Le 18/01/N, le client B règle par chèque sa dette tout en bénéficiant d'un escompte de 4% (Note d'avoir financier n° 18).

Facture d'avoir n° 18

Escompte hors TVA =    

64,000 D (soit 1.600 D x 4% = 64 D).

TVA 18%

 

11,520 D

A déduire Droit de timbre

 

0,200 D

Avoir TTC

 

75,320 D

              

 

18/01/N

 

 

 

 

 

 

 

654 Escomptes accordés

 

 

64,000

 

43671 TVA collectée

 

 

11,520

 

 

411 Client B

 

75,320

 

4365 Droit de timbre à payer

 

0,200

. Notre note d'avoir n° 18, Client B

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

532 Banque

 

 

1.812,680

 

 

411 Client B

 

 

1.812,680

Client B, son chèque en règlement pour solde :

 

 

Fact n° 20

1.888,000 D

 

 

 

Avoir n° 18 

- 75,320 D

 

 

 

Montant net de la créance =

1.812,680 D

 

 

 

 

 

 

 

 

             

§ 5. Exemples d'illustration, activités industrielles

L'activité industrielle gère deux types de stocks :

            - les stocks d'approvisionnement,

            - et les stocks de produits.

(1) Une société industrielle achète auprès de Y des matières premières le 10/01/N pour un montant TTC de 1.180,200 D (dont TVA 18%).

 

10/01/N

 

 

 

 

 

 

 

311 Stocks matières premières                                  

 

 

1.000,000

 

43666 TVA récupérable sur autres biens et services

180,000

 

6654 Droit de timbre

 

 

0,200

 

 

401 Fournisseurs d'exploitation                              

 

1.180,200

. Fournisseur Y, sa facture d'achat de MP ...

 

 

 

 

 

 

 

(2) Le 11/01/N, retrait des stocks de matières pour les ateliers 50% des achats du 10 courant.

 

11/01/N

 

 

 

 

 

 

 

60311 Achats consommés matières premières

500

 

 

311 Stocks matières premières

 

500

. Bon de sortie vers les ateliers n° ...

 

 

 

 

 

 

 

(3) Le 12/01/N, entrée en stocks de produits finis 200 articles dont le coût de production unitaire est estimé à 6 dinars l'unité.

 

12/01/N

 

 

 

 

 

 

 

35 Stocks de produits

 

 

1.200

 

 

7135 Variation des stocks

 

1.200

. Bulletin d'entrée en stocks des produits n° ...

 

 

 

 

 

 

 

La prise en compte des produits fabriqués en stocks de produits finis s'effectue au coût de production.

(4) Le 14/01/N, établi facture n° 100 de vente à C aux conditions suivantes :

Quantité : 100

Prix unitaire de vente hors taxes :  8 D

Remise : 5%

Taxe professionnelle (FODEC) : 1%

TVA : 18%

Facture n° 100

Montant brut hors taxes

800,000 D

Remise 5%

40,000 D

Net commercial hors taxes

760,000 D

Taxe professionnelle 1%

7,600 D

Montant hors TVA

767,600 D

TVA 18%

138,168 D

Timbre / facture

0,200 D

Montant TTC

905,968 D

 

 

 

14/01/N

 

 

 

 

 

 

 

411 Clients

 

 

905,968

 

 

701 Ventes de produits finis

 

760,000

 

43671 TVA collectée

 

138,168

 

43678 Autres taxes sur le chiffre d'affaires collectées

 

7,600

 

4365 Droit de timbre à payer

 

0,200

. Notre facture de vente n° 100 à C

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7135 Variation des stocks de produits

 

 

600,000

 

 

35 Stocks de produits

 

600,000

Bon de livraison au client C ; facture n° 100, [100 (Q) x 6 (coût unitaire) = 600]

 

 

 

 

 

 

 

                                   

 (5) Le 15/01/N, le client C réclame un rabais de 10% que la société lui accorde (note d'avoir n° 12).

Le client C accepte de payer le montant net par chèque moyennant un escompte de 5% (note d'avoir n° 13).

Avoir n° 12

(Avoir commercial)

Avoir n° 13

(Avoir financier)

Rabais 760 x 10%

76,000

Taxe professionnelle 1%

  0,760

Assiette TVA

76,760

TVA 18%

13,816

Montant TTC de l'avoir

90,576

A déduire droit de timbre

0,200

Montant net

90,376

Assiette : [(760 - 76 = 684) x 5%]

34,200

Taxe professionnelle 1%                    

0,342

Assiette TVA                                     

34,542

TVA 18%                                             

6,217

Montant TTC de l'avoir                     

40,759

A déduire droit de timbre

0,200

Montant net

40,559

 

 

15/01/N

 

 

 

 

 

 

 

709 RRR accordés par l'entreprise

76,000

 

43671 TVA collectée

13,816

 

43678 Autres taxes sur le chiffre d'affaires collectées

0,760

 

 

411 Clients

 

90,376

 

4365 Droit de timbre à payer

 

    0,200

. Notre note d'avoir commercial n° 12

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

654 Escomptes accordés

 

 

34,200

 

43671 TVA collectée

 

 

6,217

 

43678 Autres taxes sur le chiffre d'affaires collectées

0,342

 

 

411 Clients

 

40,559

 

4365 Droit de timbre à payer

 

0,200

Notre note d'avoir financier n° 13

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

532 Banque

 

 

774,433

 

 

411 Clients

 

774,433

Client C, son règlement par chèque soit :

 

 

Facture n° 100  

905,968

 

 

 

- Avoir n° 12 

(90,376)

 

 

 

- Avoir n° 13

(40,559)

 

 

 

Montant net de la créance due

775,033

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La méthode de l'inventaire permanent est la méthode de référence en Tunisie. Elle présente de nombreux avantages mais, elle est souvent difficile à mettre en œuvre.

Pour alléger la tenue des comptes des petites et moyennes entreprises notamment, on a autorisé une deuxième méthode dite de l'inventaire intermittent qui consiste à constater les flux de stocks en charges au moment de l'achat et en produits au moment de la vente et à procéder au rattachement des charges aux produits en fin de période par la prise en compte en comptabilité des stocks existants à la date de l'inventaire.

Section 4. Méthode de l'inventaire intermittent

La méthode de l'inventaire intermittent consiste à traiter momentanément les achats d'éléments stockables comme des charges de l'exercice. Ils sont de ce fait portés dans les comptes de charges «60 Achats» pour leur montant hors TVA récupérable à la date de l'achat. Il en est de même des ventes qui sont portées en produits sans constater la charge correspondant à la diminution des stocks.

A chaque arrêté des comptes, on procède à l'inventaire physique pour corriger les charges et les produits imputés et rattachés à l'exercice.

Contrairement à la méthode de l'inventaire permanent qui permet à la comptabilité de fournir constamment le montant des stocks, la méthode de l'inventaire intermittent assimile dans un premier temps l'achat à une charge puis on procède à la correction de cette charge par la prise en compte de l'inventaire des stocks à la date d'arrêté des comptes.

§ 1. Règles de fonctionnement des comptes

§           Achats stockés - matières premières et fournitures liées (compte 601) : Les matières premières sont les objets et substances plus ou moins élaborés destinés à entrer dans la composition des produits traités ou fabriqués par l'entreprise.

§           Achats stockés - matières consommables (compte 6021) : Les matières consommables sont les objets et substances plus ou moins élaborés consommés au premier usage ou rapidement et qui concourent au traitement, à la fabrication ou à l'exploitation sans entrer dans la composition des produits traités ou fabriqués.

§           Achats stockés - fournitures consommables (compte 6022) : Sont notamment comptabilisés dans ce compte lorsqu'ils sont gérés en stocks :

            - Les combustibles.

            - Les produits d'entretien.

            - Les fournitures d'atelier.

            - Les fournitures de magasin.

            - Les fournitures de bureau.

§           Achats stockés - emballages (compte 6026) : Ce compte enregistre les emballages commerciaux qui comprennent :

            - Les emballages non récupérables ou emballages perdus qui sont destinés à être vendus à la clientèle ou dont la valeur est incorporée dans le prix du contenu.

            - Les emballages récupérables qui sont susceptibles d'être provisoirement conservés par les tiers et que l'entreprise s'engage à reprendre dans les conditions déterminées selon le plan des comptes de la NCG. Ces emballages non identifiables unité par unité sont assimilés à des stocks et non portés en immobilisations. Ce classement est, néanmoins, l'objet de controverses.

§           Achats d'études et de prestations de services (y compris achat de sous-traitance de production) (compte 604) et achats de matériels, équipements et travaux (compte 605) : La norme comptable générale distingue entre les biens et services sous-traités qui s'intègrent dans le cycle de production de l'entreprise de la sous-traitance générale, non incorporée directement aux ouvrages, travaux et produits fabriqués.

Les biens et services sous-traités qui s'intègrent directement dans le cycle de production de l'entreprise sont portés dans ces comptes. Tel est le cas des travaux de sous-traitance industrielle suivants :

- Imprimerie : sous-traitance de capacité et de technicité.

- Presse : travaux de composition, d'impression, de façonnage, de conditionnement et de routage.

Sont aussi comptabilisées dans ce compte, les sous-traitances de services suivants :

- Ingénieurs conseils : achats d'études et de prestations de services incorporés aux produits vendus.

- Travaux publics : achats d'études de soumission, frais de pilotage, manutention, transport sous-traité.

La distinction entre les comptes 604 et 605 n'est pas toujours nette : le premier comptabilise la sous-traitance de services et le second comptabilise les sous-traitances de biens et travaux portant sur ces biens.

§           Achat de marchandises (compte 607) : Les marchandises sont les biens que l'entreprise achète pour revendre en l'état. Toute modification apportée aux marchandises et qui augmente leur coût de production transforme celles-ci en produits finis.

§ 2. Comptabilisation des stocks d'approvisionnement selon la méthode de l'inventaire intermittent

La méthode de l'inventaire intermittent s'applique par hypothèse aux achats non stockés de matières et fournitures ainsi qu'aux achats stockés non gérés selon la méthode de l'inventaire permanent.

A) Traitement des achats non stockés de matières et fournitures

Le compte «606 Achats non stockés de matières et fournitures» comptabilise les achats non stockables (eau, énergie) et les achats non stockés par l'entreprise comme les diverses fournitures qui ne passent pas par un compte magasin tels que :

- Les produits ou matériels d'usine, de laboratoire, de conditionnement ou d'entretien ;

- Les pièces de rechange non individualisables ;

- Les carburants et lubrifiants ;

- Les fournitures diverses d'atelier et de magasin (produits d'entretien, air liquide, vêtements de protection, etc...) ;

- Les fournitures non refacturées à la clientèle ;

- Le petit outillage et le petit matériel de bureau ;

- Les frais de nourriture pour gardiens et chiens de garde.

- Les fournitures de bureau.

Les éléments non consommés à la date de clôture sont portés en régularisation par le biais du compte «471 charges constatées d'avance».

La prise en compte des éléments non consommés des achats non stockables par le biais du compte «471 Charges constatées d'avance» pose un problème de cohérence avec la règle implicite (de correction portée sur l'avenir) régissant le fonctionnement de ce compte. Néanmoins, cette solution semble la moins mauvaise en raison du fait qu'il apparaîtrait peu sensé, sur le plan de la sémantique, de constater un stock pour des achats, par hypothèse, non stockables ou non stockés.

B) Traitement des achats stockés selon la méthode de l'inventaire intermittent

Les coûts d'achats sont portés pour leur montant hors taxe dans les comptes par nature lors de l'achat.

Le compte «603 Variation des stocks» est réservé à l'enregistrement des variations des stocks d'approvisionnements et de marchandises.

Ces comptes de variation des stocks sont débités, pour les éléments qui les concernent, de la valeur du stock initial et crédités de la valeur du stock final. En conséquence, le solde du compte 603 représente la variation globale de la valeur du stock entre le début et la fin de l'exercice. Ce solde peut être créditeur ou débiteur.

§ 3. Comptabilisation des stocks de produits selon la méthode de l'inventaire intermittent

Cette méthode dissocie totalement entre l’enregistrement des ventes et la prise en compte des mouvements des stocks :